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DANS LE JARDIN DE MON PÈRE

texte de Jean-Pierre SAUTREAU
illustré par CAMÉLUS

Outils, tracés, lignes. Écriture et jardinage sont parents. Deux activités avec un air de famille, réunies dans la même personne, jardinier-poète, poète-jardinier. Jean-Pierre Sautreau a semé ces courtes proses comme autant de couplets composant la bonne chanson du père. (...)
Les découpages collages du peintre Camélus, aux couleurs de terre, d’herbe et de ciel, poussant de planche en planche entre les paragraphes, ajoutent au plaisir de la visite, voyage guidé à travers le temps, permanence et transformations.

Extrait de la préface de Lucien Suel

Prix : 12.00 €
 

48 pages - quadrichromie - 15x21cm - Broché
2013
ISBN 978-2-912360-85-4

 
 
 

CRITIQUES

Présenté par Alain Baraton dans son émission La main verte sur France-Inter le 22 décembre 2013 (à partir de la 10e minute) http://www.franceinter.fr/emission-la-main-verte-la-buche-de-noel-0

L'écriture poétique et le jardinage sont activités fraternelles. Un long compagnonnage avec la matière - terre ou langage - , une exploration des possibles toujours ancrée au réel, une patience féconde et confiante, soumise aux incertitudes du temps. Jean-Pierre Sautreau a appris cela de son père, jardinier. Et il cultive avec bonheur les deux patiences d'homme de la terre et des mots. Un régal.

Alain Boudet

On entre dans cet ouvrage comme dans un jardin. Un de ces petits potagers, pour moi, ce sont ces potagers de montagne, étagés en restanque avec l’eau qui coule par les canaux d’irrigation. Du soleil. De la vue. De la vie. Du silence. Chacun a son jardin.
Ici le jardin de terre joue avec celui de papier. Le jardin du père avec celui du fils. Les fruits du premier avec les livres du second. Le jardin comme lieu de partage, de transmission, d’hommage. Les gestes demeurent et dépassent la succession des hommes. Dans un jardin nos gestes sont millénaires. Nous ancrent à l’humain. Nous posent sur la terre, pieds légèrement écartés, en équilibre pour libérer l’épaule, la main. Le regard. Ces regards que l’on échange devant la tomate. La beauté. La gourmandise fière et humble.
Un livre d’échange. La belle complicité de Camélus avec Sautreau éclate en couleurs et clins d’œil intemporels. Découpages, collages respirent le livre avec sérénité. C
omment ne pas penser en se promenant dans les allées de ce livre, à cet autre poète jardinier : Marcel Migozzi…
Un magnifique ouvrage à offrir à tous les jardiniers, du dimanche ou des autres jours.
Patrick Joquel

Dans les pas de son père, le poète est jardinier des mots : « mon jardin de papier ». Les « leçons de choses » en classe, les racines des connaissances dans la perception attentive du réel, dans son expression verbale. Le jardin au cœur des échanges père/fils, la transmission d’une sagesse paysanne « il parlait parfois comme un vieil almanach ». Les graines vert amande des fèves : « je dégustais à la croque sel ce manger des dieux cher à Brillat-Savarin». Le radis, « museau de souris », « reste ma première madeleine jardinière». Son père tient les traces de ses riches heures dans des cahiers  d’écolier. L’auteur parle aussi de sa cabane, « mon île au fond du jardin » : « le temps n’effleure pas celui qui garde cabane dans la tête». illustrations très colorées donnnet l’image de la terre, ses cultures, dans des collages de papiers fibreux, froissés, déchirés. Inclusion d’écriture à la plume, de papiers jaunis ou de tissus effilochés.
Une très belle écriture en prose poétique, un bel hommage au père jardinier et à l’écriture: « je pense à lui sous mes plates-bandes de mots ».
O. B. InterCDI

Jean-Pierre Sautreau et Camélus, qui avaient déjà collaboré chez Soc et Foc en 2000, nous reviennent avec Dans le jardin de mon père. Le thème du jardin n’est pas qu’un thème à la mode, c’est un thème universel de la poésie, et les poèmes en prose de Jean-Pierre Sautreau sont, malgré leur allure de récit, bien plus que la simple mémoire suscitée. L’émotion sans cesse maîtrisée, et parfois simplement sous-jacente, s’accompagne d’un décalage entre les mots et les expressions dont il joue avec bonheur, sans nostalgie mais avec une grande finesse et une pudeur qui ne dit que du bout des lèvres un grand amour. Le fils dit écrire comme le père jardinait. Au bout de l’allée du jardin, nous sommes les heureux récepteurs d’une belle leçon de vie que la poésie magnifie.
À son image, toujours entretenir mon jardin en état de poésie pour que le poème m’y surprenne.

A. P. – Lire en Vendée n°28

Il est des livres plein de grâce, dont les mots portent plus de silences que de sons. Ce recueil de courts textes en prose, préfacé par Lucien Suel, en fait partie. L’auteur, poète, rend hommage à son père, jardinier, en évoquant les saisons, les outils, accessoires et, bien sûr, les fruits, légumes et fleurs, objets de tous les soins attentifs de ce père disparu. C’est aussi un pudique portrait de couple, l’homme et l’enfant, communiant par la voix de Jean-Paul Brouchon escaladant les cols à la radio, celui-là maniant le sécateur avec précision, celui-ci portant les seaux et les arrosoirs. Partout, les passerelles relient, en douceur, sans grandiloquence ni emphases métaphoriques, les activités d’écrire et de jardiner: semer, récolter, tailler, arroser. Cette « transmission d’une sagesse, d’un savoir pratique, d’un ordre naturel » comme l’écrit Suel, se fait sans nostalgie, avec un sourire de connivence, au contraire, car même si le père n’a peut-être jamais lu les poèmes du fils, il a collectionné secrètement les coupures de presse le concernant, fier de ces autres Merveilles des marchés et Beauté de Marly. Et le pot de tabac gris, qui autrefois avait contenu les semences dans de fins sachets de papier blanc, trône aujourd’hui sur le bureau de l’écrivain, rempli de ses crayons à semer les voyelles et les consonnes. Les illustrations de Camélus ponctuent le recueil des couleurs chaudes de la terre, les bruns, les roux et les jaunes, plus présents même que les verts, signe que l’essentiel est en-deçà des mots, au secret des gestes.
Alain Kewes – Décharge n°164 – Décembre 2014
 

 

 

Écrivain : Jean-Pierre SAUTREAU

Jean-Pierre Sautreau est né en avril 1949 à Luçon où il vit.
Il est l’auteur de :
Sur le fil du rasoir, Millas Martin, 1978.
Le feu de vivre, Atelier du 4e jour, 1984, illustrations : Dominique Landucci.
Cœur-elle de mots, Les lettres libres, 1985, illustrations : Dominique Landucci.
Vincent ou la haute note jaune, Poésie verte, 1992.
La faveur du paysage, Echo-optique, 1995, illustrations : Camélus.
Grains d’encre, Soc & Foc, 1998, illustrations : Camélus.
Circamélus, Jean-Michel Mothes, 2005, accompagnement graphique de Camélus.
Mikado des signes, SOC & FOC, 2006, accompagnement graphique de Jean-Claude Luez.
Les dérives immobiles, SOC & FOC, 2011, accompagnement des œuvres de Jean-François Bourasseau
Dans le jardin de mon père, SOC & FOC, 2013, accompagné des œuvres de Camélus.
Deux monographies pour Dominique Landucci :
Tickets pour un voyage 1 et 2,1991 et 2001.
Pour Nivelle Camélus, chez Artension 1993.
Textes dans En Vendée voilà, Le Dé bleu, 1990, dans En Echo, Echo-optique 1999, dans différentes revues : Ar...

Illustrateur : CAMÉLUS

Pierre Nivelle Camélus (1934-2000) a suivi des cours du soir à l’Ecole des Beaux-arts à Saint-Étienne, puis exposé à partir de 1977. Il a participé à des salons (Salon d’automne, Lyon, 1978 ; Salon des Indépendants, Paris, 1978-86 ; Salon des Méridionaux, Toulouse, 85-88), SAGA-FIAC Grand Palais Paris, 1993-94) mais aussi des expositions de groupes (de 1979 à 1983 avec le « Bilan de l’Art Contemporain » à Paris, New-York, Québec, San Francisco, Dallas, Tokyo ; en 1991 à Paris, Galerie Caroline Corre, Jouets d’artistes ; en 1992, Espace Montauriol, Barcelone, Moissac, Galerie des 4 Coins à Roanne, Galerie Caroline Corre et Cercle Bleu à Metz.
Il a travaillé avec des céramistes et potiers à partir de 1981.
Principales expositions personnelles : 1979 : Saint-Étienne ; de 1981 à 1989 : Melle ( Deux-Sèvres), Saint-Chamond, Dole, Villeneuve-sur-Lot, Bordeaux, Roanne, Moissac, Saillac, Paris, Le Mans, Lyon, Quimper, Saint-Martin-de-Ré ; 1993 : Les Sables-d’Olonne ; 1997 : Galerie Estades, Lyon ; 1998 : La Roche-sur-Yon ; 1999 : Galerie Estades, Toulon ; 2000 : sur le thème des jardins, Lyon et Bordeaux.
Plusieurs Monographies (1989, 1991, 1993), dont Nivelle Camelus, textes de Jean-Pi...

     
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